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Il fait des études scientifiques anglaises, dont un diplôme B.S.C. en biologie (Londres) et un diplôme post-gradué en pédagogie. Par la suite, Carl de Souza enseigne la biologie, et dans la situation mauricienne, il le fait en deux langues : l'anglais (langue officielle) et le français (avec le créole, langue courante). Scientifique, il reste passionné de lecture de fiction, surtout en anglais ; certains auteurs « coloniaux » l'interpellent en particulier, et la littérature contemporaine plutôt que classique (Graham Greene, Somerset Maugham, par exemple). Arrivé tard à l'écriture de fiction, dans les années 1980 Carl de Souza commence à écrire, en français, des nouvelles. « La Comète de Halley » reçoit le Prix Pierre Renaud à Maurice en 1986. En 1993, il publie au Serpent à plumes une autre nouvelle, « Le raccourci ». Dans son premier roman, Le Sang de l'Anglais, qui remporte le Prix de l'ACCT, le personnage principal se trouve en porte-à-faux entre deux communautés de l'île et tente de retrouver une filiation anglaise douteuse.... Son deuxième roman, La Maison qui marchait vers le large, qui est publié aux éditions du Serpent à plumes en 1996, parle d'un glissement de terrain à Port-Louis. De Souza s'intéresse à l'actualité de son pays : ainsi Les Jours Kaya ont pour cadre les émeutes de 1999 suite à la mort du chanteur Kaya et Ceux qu'on jette à la mer, son quatrième roman, retrace l'itinéraire d'immigrants clandestins qui font escale à Maurice. En 1999 il publie un texte pour la jeunesse, La tififi Citronnelle: qui n'entendait que le vent dans les champs de cannes avec des illustrations de Danièle Hitié. Carl de Souza vit aujourd'hui à Albion, village côtier. Il s'occupe d'un nouveau département d'Art et de Culture d'un grand groupe de compagnies. |
Oeuvres principales:
Romans:
- Le Sang de l'Anglais. Paris: ACCT / Hatier, 1993.
- La Maison qui marchait vers le large. Paris: Le Serpent à plumes, 1996, 2001.
- Les Jours Kaya. Paris: Éditions de l'Olivier, 2000.
- Ceux qu'on jette à la mer. Paris: Éditions de l'Olivier, 2001.
- En chute libre. Paris: Éditions de l'Olivier, 2012.
Nouvelles:
- « La Comète de Halley ». L'Express (quotidien mauricien). 1986.
- « La Raccourci ». Le Serpent à plumes 21 (automne 1993).
- « Tamarin, prends la vague ». Maurice (Le tour de l'île en quatre-vingts lieux). Port-Louis: Immedia, 1994; La Revue Noire 16 (mars-avril-mai 1995).
- « La Nouvelle des camphriers ». Le Serpent à plumes 30 (printemps 1996).
- « Jack a dit ». Riveneuve Continents 10 (hiver 2009-2010): 171-178.
Théâtre:
- La Maison qui marchait vers le large, mise en scène de Vincent Colin d'après le roman de Carl de Souza. Au Théâtre de la Tempête (à la Cartoucherie, Paris), mars-avril 2001.
Traduction par Carl de Souza:
- L'Oiseau zombie, roman d'Ismith Khan, traduit de l'anglais (Trinidad) par Carl de Souza. Paris: Dapper, 2001.
Littérature pour la jeunesse:
- La tififi Citronnelle: qui n'entendait que le vent dans les champs de cannes. Texte de Carl de Souza; illustrations de Danièle Hitié. Vanves / Port-Louis: Edicef / Vizavi, 1999.
Prix et Distinctions littéraires:
- 1986 Prix Pierre Renaud (Maurice), pour la nouvelle « La Comète de Halley ».
- 1993 Prix de l'Agence de Coopération Culturelle et Technique (ACCT), pour Le Sang de l'Anglais.
- 1996 Prix des Mascareignes, pour La Maison qui marchait vers le large.
- 1997 Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres (France).
- 1999 Chevalier des Palmes académiques (France).
- 2012 Prix fiction, Salon du Livre Insulaire, Ouessant, pour En chute libre.
Sur Carl de Souza:
- Joubert, Jean-Louis. « Carl de Souza : dire l'errance identitaire ». Notre Librairie 146 (octobre-décembre 2001).
- Leung, Cécile. « Le Modèle ambigu de l'interaction sociale au sein du microcosme mauricien dans La Maison qui marchait vers le large de Carl de Souza ». L'Océan Indien dans les littératures francophones. Sous la direction de Kumari R. Issur et Vinesh Y. Hookoomsing. Paris: Karthala / Réduit: Presses Universitaires de Maurice, 2001: 365-71.
- Toorawa, Shawkat. « Is Multiculturalism Bad for Art? Carl de Souza's La Maison qui marchait vers le large and the Mauritian City ». L'Esprit créateur 41.3 (2001).
Traductions:
in English:
- Citronella, a story from Mauritius. (texte de Carl de Souza; illustrations de Danièle Hitié). Achimota, Ghana: Africa Christian Press / Claremont, South Africa: New Africa Books, 2001.
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Liens sur Carl de Souza |
sur Île en île:
- « Carl de Souza, 5 Questions pour Île en île », entretien
vidéo de 22 minutes (2009).
- Ceux qu'on jette à la mer, extrait du roman
lu par l'auteur.
ailleurs sur le web:
- Elraz, Khaled. « Carl de Souza: casser la voix » (compte rendu des Jours Kaya). Afrik.com (22 avril 2000).
- Jourdana, Pascal. « Émeutes au paradis » (compte rendu des Jours Vava). L'Humanité (18 mai 2000).
- Marsaud, Olivia. « Retour à la case départ » (compte rendu de Ceux qu'on jette à la mer). Afrik.com (18 novembre 2001).
Retour:
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