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André Robèr
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photo © Robert Terzian
Marseille, 2002

Né le 21 juillet 1955 à la Plaine des Palmistes (Île de la Réunion), André Robèr a un parcours particulier dans l'art contemporain. Débarqué en France en 1974 avec un CAP d'électricien en poche, il suit un enseignement dans une école de l'EDF (Électricité de France), puis devient monteur électricien.

Très vite cela l'ennuie. Il fait du syndicalisme, de la politique et de l'animation. En 1982, il commence des études d'arts plastiques qui se déroulent pendant qu'il continue son travail salarié. En abordant la maîtrise d'arts plastiques, il anime de 1986 à 1990 une série d'émissions (qu'il reprend en 2005) sur l'art à Radio Libertaire, « Entre chiens, hyènes et loups ». Après quelques années d'animation à Radio Libertaire, il se décide à créer, et loin de l'enseignement qu'il a pu recevoir. Des formes brutes en sortent, des cris aux couleurs violentes. Sans besoin de plaire, il jongle avec des matériaux de récupération.

À partir des années 1990, André Robèr organise de nombreux événements culturels publics, comme le colloque « Art et Anarchie » pour fêter les dix ans de Radio Libertaire en 1991. Avec des auteurs et poètes réunionnais – tels Carpanin Marimoutou, Anny Grondin, Gilbert Pounia et Patrice Treuthardt – il organise des soirées Kabar au Centre international de poésie de Marseille (CIPM). À cette époque, il participe également au groupe Fanal Marseille. Depuis une exposition personnelle à son île natale, l'île de la Réunion en 1996, il ne cesse d'être passeur entre la culture créole et la culture européenne.

Sur un concept de son ami Julien Blaine, André Robèr est commissaire en 1998 de l'exposition de Mail art « Aboli pas aboli l'esclavage ? » à l'occasion du cent cinquantième anniversaire de l'esclavage dans les colonies françaises. Elle est exposée à la Réunion, ensuite en France et en Italie. André Robèr fonde la Fédération des associations culturelles réunionnaises de Marseille en 2002 et, en 2003, la Fédéraction Fédération d'association culturelles pour gérer le VAC (Ventabren Art Contemporain) au Moulin de Ventabren (Bouches-du-Rhône), où il organise des rencontres et expositions.

Robèr est également fondateur des Kyé, ou Cahiers de la Vache Folle, revue du groupe anarchiste La Vache folle (groupe de la Fédération Anachiste de langue française). Vingt-trois numéros des Cahiers de la Vache Folle ont paru entre 1994 et 2002. Le magazine Anartiste, du même groupe, prend la suite depuis 2002. Les Kyé se marquaient plus dans une affirmation kréol – comme le K l'indique – et se voulaient une synthèse des préocupations de Robèr entre l'anarchie et le kréol. Les textes de Robèr pour les deux revues sont généralement écrits en créole avec des traductions en français ; dans Anartiste, sur des thèmes encore plus divers concernant l'art et l'anarchie.

En 1999, André Robèr lance une collection de CD sur la poésie réunionnaise chez ses Éditions K'A, dont une plus d'une douzaine de titres sont parus. Il participe ainsi à la construction à l'évolution du langage et de la langue. Selon Robèr, « Le sens de l'acte poétique participe, grâce à l'évolution de l'écriture, à la transformation du rapport du lecteur à l'écrit ». Voilà pourquoi il est essentiel, dit-il, de faire écouter la poésie réunionnaise. La collection « Poèt Larénion » recense le patrimoine poétique de la Réunion pour que cette poésie, en créole ou en français, se diffuse au-delà de l'île natale et « s'affronte » à d'autres créations.

L'édition de ces disques s'élargit par la suite vers la poésie contemporaine européenne.

Tout naturellement, la proximité des mots et des poètes l'incite à écrire. Après Lékritir lot koté la mèr (1999), paraît Carnets de retour au pays natal (2002). Depuis le début du troisième millénaire, il fait des poèmes visuels, fonnkèr pou lo zié, la suite et prolongement naturel des poèmes concrets sur tee-shirts.

Peintre et plasticien, André Robèr est invité en résidence de 1994 à 1996 à Art Transit (ateliers à Marseille) et, en décembre 2000, en résidence à Saint-Benoît de la Réunion. Le poète anime des ateliers de poésie à la Réunion et en France et donne des lectures publiques lors des festivals et invitations spécifiques : aux écoles des Beaux-Arts de Perpignan et du Port (Réunion), à Lire en Fête (Paris), aux Voix de la Méditerranée (Lodève) et à la Cave poésie de Toulouse. Il voyage également avec les Éditions K'A qu'il présente lors de nombreux salons de livre et de poésie. En mars 2003, les étudiants de l'École des Beaux-Arts du Port (Réunion) font un travail collectif sur son écriture poétique ; « Autour d'André Robèr » restitue ainsi une centaine de ses fonnkèr pou lo zié.

Peintre, sculpteur, poète et éditeur, André Robèr est sûrement tout cela, dit-il, parce qu'il « essaie d'être anarchiste et qu'il faut tout maîtriser, ne pas laisser les assassins du développement de l'être humain gagner du terrain ». Son œuvre – non conforme et complexe mais non pas compliquée – est celle d'un défenseur de la langue créole réunionnaise. Son originalité est qu'il mène ce combat depuis la France, longtemps depuis Marseille, puis depuis la Catalogne nord, à Ille-sur-Têt, où il s'installe en 2006.

Oeuvres principales:

Poésie:

Littérature pour la jeunesse:

Couvertures et illustrations de livres:

Expositions organisées:

Texte paru dans un ouvrage collectif:

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Dossier André Robèr préparé par Thomas C. Spear
tous droits réservés © 2006-2010
http://www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile/paroles/rober.html
mise en ligne : 22 mai 2006 ; mise à jour : 22 octobre 2010