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photo © Thomas C. Spear
Le Bronx, novembre 2001
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Denizé Lauture (Denize Lotu) naît le 11 mai 1946 à la Montagne
de Jacmel (Haïti). Fils aîné de petits paysans avec treize enfants, Denizé Lauture quitte
Haïti en 1968. N'ayant pas encore
terminé ses études secondaires, il travaille comme soudeur à Harlem tout en suivant des cours le soir au City College de New York
pour obtenir d'abord une licence (B.A.) en sociologie, ensuite une maîtrise
(M.S.) en pédagogie bilingue. Quelques années après,
dans une autre faculté de CUNY (City University of New York), Lehman College, il fait une deuxième maîtrise en lettres espagnoles.
Il écrit en créole, français et anglais. Ses poèmes
ont paru dans de nombreuses revues dont Black American Literature Forum (African American Review), Bomb, Callaloo,
Drumvoices Revue, Litoral (Espagne), LittéRéalité, Présence
Africaine et Tanbou.
Denizé Lauture réside dans Le Bronx et enseigne le
français et l'espagnol à Saint Thomas Aquinas College, à
Sparkill, New York. Souvent invité à donner des lectures publiques de ses textes, le poète polyglotte anime avec passion de nombreuses salles dans les universités, écoles, musées et bibliothèques, et dans les festivals de poésie.

When the Denizen Weeps est « une œuvre de souffrance
– le poète pleure vraiment – des larmes multipliées mille
et une fois, des larmes d'une multitude d'immigrants frustrés, déçus
et bons travailleurs mais dont la vie ne mène nulle part »
– Michael Roberts (Carib News, 18 April 1989).
« L'écriture de Lauture se balance de rythmes
paisibles et sans hâte » – Publishers Weekly (28 décembre
1992).
« La poésie de Lauture est simple et éloquente,
traduisant de façon superbe la joie et la satisfaction » –
Multicultural
Review 2.1 (1993).
Denizé Lauture est un « jeune écrivain
plein de talent, d'énergie et d'espoir, qui a du vague à
l'âme et du style. La poésie au service de la créolité,
seule version authentique de l'actualité et de la postérité.
[...] C'est une poésie pleine de gouffres et de cieux, d'énigmes
qu'il ne dévoile jamais. [...] L'art de Denizé est donc anti-académique
par excellence, vu son style extrêmement dépouillé,
un style claquant. Un style varié, des thèmes recherchés,
des sentiments à imiter, de quoi réveiller l'enfant qui est
en nous, et rêver pendant toute une vie d'homme. [...] Il est
ce qui m'attire le plus au monde: un indépendant ». – Pierre-Raymond
Dumas, Panorama de la littérature haïtienne de la diaspora
(Port-au-Prince: L'Imprimeur II, 2000: 303-306).
« Sa poésie, d'un lyrisme simple et beau,
s'imprègne souvent d'images qui parfois charment, parfois choquent ».
– Sergio Viliani, LittéRéalité 13.1 (printemps/été
2001). |