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Celles-ci la conduisent, jusqu'en 1987, à travailler sur Kenneth White et la géopoétique, à acquérir les premiers rudiments de la langue arabe et, durant une période de vacances, à traverser la Méditerranée pour se laisser séduire par la lumière de la Tunisie. Un désir ancien, tenace précise-t-elle. Né au fil de ses rencontres avec de jeunes camarades maghrébins, dans les colonies de vacances qu'encadrent ses parents. D'une adolescence où elle côtoie des étudiants venus du Maroc ou de l'Algérie pour étudier dans sa froide région. De liens très fort qui se tissent avec des amis tunisiens lorsqu'elle est en Provence, liens qui perdurent aujourd'hui alors qu'elle demeure à l'autre bout du monde. En 1987, elle effectue un court séjour en Inde, y achève sa maîtrise de lettres (« Une lecture du Voyage à Rodrigues de J.M.G. Le Clézio : de Kenneth White à Le Clézio, le nomadisme intellectuel »). En 1988, elle se rend à Saint-Pierre-et-Miquelon où vit alors son frère. Elle y restera jusqu'en 1989, animatrice radio sur RFO, avant de regagner Paris, d'y mettre au monde son fils, de repartir en 1991 vers le sud : Perpignan, de nouveau Aix-en-Provence et une reprise d'études qui resteront inachevées, mais qui portent sur ces écrivains voyageurs dont elle aime à emboîter le pas, Nicolas Bouvier, Paul Auster, etc. En 1993, sa décision est prise : sa prochaine destination sera la Nouvelle-Calédonie. Elle y a des amis. Elle en a rêvé à 17 ans, sans aller plus loin que le rêve. Elle atterrit en septembre de cette année-là sur le « Caillou ». Dès la rentrée de février 1994, un poste d'enseignement dans un établissement catholique lui est proposé à l'Ile des Pins, située au sud de l'archipel. Puis ce sera Bourail, petite commune du centre de la Grande Terre, et enfin Nouméa où elle est toujours professeur de français au lycée professionnel Saint-Joseph-de-Cluny. À Bourail, sa route croise de nouveau la Méditerranée. La commune en effet compte de nombreux descendants des Kabyles qui furent déportés « au bagne de la Nouvelle ». Cette découverte suscite son écriture. Ce sera Le Cœur tranquille. Puis d'autres enracinements se construisent peu à peu, au fil de ses échanges avec les différentes communautés du pays. Ce qui n'empêche pas son court roman, Dernière Campagne, d'embarquer le lecteur en Egypte, en pleine campagne napoléonienne. La Méditerranée donc, encore et toujours. Mais où, entre les lignes, brille un soleil qui doit un peu de lui-même à celui du Pacifique. La mort tragique de son frère en 2002 impose, dit-elle, « une autre dimension à mon travail d'écriture, une tension permanente entre la légèreté et la profondeur, aidée par la lecture quotidienne des poètes chinois ». Catherine Laurent est membre de l'Association des Écrivains de la Nouvelle-Calédonie. En 2005, elle crée avec Nicolas Kurtovitch le Centre géopoétique de la Nouvelle-Calédonie. |
Oeuvres principales:
Roman:
- Dernière Campagne. Nouméa: Éditions Rhizome, 2003.
Poésie:
- Le Cœur tranquille. Illustrations de Johannes Wahono. Nouméa: L'Herbier de Feu, 1999.
- Jardin intérieur. Nouméa: Éditions L'Herbier de Feu, 2005.
Album:
- Nouvelle-Calédonie. Illustrations de Bénédicte Nemo. Nîmes: Grandir, 2010.
Textes parus dans des ouvrages collectifs:
- « La Dette », nouvelle. Sillages d'Océanie. Nouméa: Association des écrivains de Nouvelle-Calédonie, 2007: 59-65.
- « Il suffirait », extrait de Bleue l'âme du jardin (roman inédit), et « La Parole, le Partage », réflexion. Sillages d'Océanie 2009. Nouméa: Association des écrivains de Nouvelle-Calédonie, 2009: 97-101, 154-155.
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Liens sur Catherine C. Laurent |
sur Île en île :
- « Catherine C. Laurent, 5 Questions pour Île en île », entretien
vidéo de 45 minutes (2009).
- Dernière Campagne, extrait du roman de Catherine Laurent.
- « Vivre à Nouméa » et « Au bord du puits », poésie inédite de Catherine Laurent.
ailleurs sur le web :
- Catherine Laurent, présentation de l'auteure sur le site de l'Association des Écrivains de la Nouvelle-Calédonie, avec des extraits et des nouvelles inédites.
Retour :
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