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Catherine Boudet est docteure en Science politique de l'Institut d'études politiques de Bordeaux, France. Elle est l'auteure d'une thèse de doctorat sur l'émigration des Mauriciens d'origine française (ou Franco-Mauriciens) en Afrique du Sud, et de divers articles scientifiques sur les problématiques de l'identité et de la construction nationale à Maurice. Sa thèse développe une nouvelle théorie des diasporas, montrant que Maurice constitue le creuset d'une forme diasporique inédite, qu'elle a appelé la diaspora « pollinisée », sur le modèle du pollen qui se dissémine au vent. Catherine Boudet écrit dans la presse mauricienne autour de thèmes relatifs aux sujets sociaux, politiques et littéraires. Ses articles journalistiques figurant également sur son blogue. À côté de la recherche scientifique et du journalisme, la poésie tient une place importante dans l'écriture de Catherine Boudet. Cette Réunionnaise installée à Maurice a publié trois recueils poétiques. Elle figure également dans plusieurs anthologies de poésie africaine et de l'Océan Indien. Son premier recueil, Résîliences (2007), est une collection de premiers poèmes qui n'étaient pas destinés à être publiés. Car si leur auteur écrit dans la clandestinement depuis l'âge de 14 ans, ce n'est qu'en 2007, suite à un événement tragique, et encouragée par le poète mauricien Umar Timol, qu'elle se hasarde à sortir ses textes de leur tiroir pour les proposer à l'édition. Le titre, Résîliences, place d'emblée le recueil sous le signe du tragique à surmonter. L'écriture propose une exploration poétique du rapport entre l'être et l'île, cette dernière étant à la fois espace de quête et lieu de clôture, comme métaphore de l'être en crise. Dans son deuxième recueil, Le barattage de la mer de lait (2009), Catherine Boudet revisite, en une poétique concise et inattendue, le mythe hindou de la genèse du monde, l'amritamanthana. Catherine Boudet donne ainsi à lire « une poésie qui s'affirme comme un chant, une attente de la rédemption. Avec des signes, des images hallucinées et visionnaires et peu de mots, elle crée un paysage qui pose une mémoire collective, une histoire, et qui se transformera en espace parfaisant le souvenir et l'espoir » (Norbert Louis, « La mer, ses perpétuelles mutations, sa transcendance symbolique », Week-End du 14 février 2010). Dans Nos éparses nos sulfureuses (2010), dont la métaphore mystérieuse du titre désigne « ces îles qui contusionnent l'âme », l'oreille perçoit, selon les mots de l'écrivaine mauricienne Ananda Devi, préfacière, « la musique décomposée des silences que le poète capture, restitue, recrée, réinvente tandis qu'il se tient tout au bord de sa falaise de doutes pour revivre l'instant de vertige avant le basculement ». Pour Catherine Boudet, « écrire est un acte de survie, poursuit son cheminement dans l'exigence d'une écriture qui ne pactise point avec le superflu », commente Gabriel Okoundji (Cultures Sud, avril 2010). |
Oeuvres principales:
Poésie:
- Résîliences. Paris: L'Harmattan, 2007.
- Le barattage de la mer de lait. Paris: Ndze, 2009.
- Nos éparses nos sulfureuses. Préface: Ananda Devi. Paris: Acoria, 2010.
Présence dans des anthologies :
- « Ce qui fait partie de la nuit », « Le peintre des mirages », « Balaclava ». Carnavalesques 4 « Spécial Iles de l'océan Indien » Editions K'A/ Aspect Editions, 2010: 17-19.
- « Mémoires ». Riveneuve Continents 10 (hiver 2009-2010): 260-61.
Recherche et articles scientifiques:
- « Emeutes et élections à Maurice. La mort de Kaya, aléa ou échec de la construction nationale ? ». Politique Africaine 79 (2000): 153-64.
- « Les abolitions de l'esclavage et la construction d'une identité franco-mauricienne ». Esclavage et Abolition dans l'Océan Indien 1723-1860. Paris, L'Harmattan, 2002: 255-66.
- « L'émergence de la démocratie consociative à Maurice (1948-1968) ». Annuaire des Pays de l'Océan Indien 17 (2003): 325-36.
- « Le discours identitaire comme gestion de la contradiction ». Kabaro/Revue Internationale des Sciences de l'Homme et des Sociétés 3.3-4 (2005): 23-44.
- « Pouvoirs et technologies en situation coloniale : les Franco-Mauriciens et le monopole des technologies sucrières à Maurice et au Natal (1825-1968) ». Revue Historique de l'Océan Indien 2 (2006): 178-93.
- « Une minorité ethnique dominante et son identité face à la décolonisation : l'émigration franco-mauricienne en Afrique du Sud (1947-68) ». Journal of Mauritian Studies 3.1 (2006): 26-49.
- « Les Franco-Mauriciens : une diaspora pollinisée ». Revue Européenne des Migrations Internationales 23.3 (2007): 109-31.
- « Les enjeux politiques de la mémoire du passé colonial à l'île Maurice » (avec J. Peghini). Transcontinentales (2008): 13-36.
Thèse:
- Les Franco-Mauriciens entre Maurice et l'Afrique du Sud: identité, stratégies migratoires et processus de recommunautarisation, Thèse de doctorat, Science-Po Bordeaux, 2003, 642 p. (éditée à l'ANRT).
Sur l'oeuvre de Catherine Boudet:
- Antoine, Ronnie. « Catherine Boudet. L'écriture de la survie ». L'Hebdo (8 février 2010).
- Assonne, Sedley. « La poésie au nom de l' "Il" ». Le Matinal (25 novembre 2008).
- Bellier, Dominique. « Le verbe intense de Catherine Boudet ». Le Mauricien (30 décembre 2009).
- Bellier, Dominique. « Un barattage pour se reconstruire ». Le Mauricien (29 janvier 2010).
- Groëme-Harmon, Aline. « Catherine Boudet, crème de sens ». L'Express (25 janvier 2010).
- Louis, Norbert. « La mer, ses perpétuelles mutations, sa transcendance symbolique ». Week-End (14 février 2010).
- Louis, Norbert. « Catherine Boudet, âme et matière ». Week-End (13 juin 2010).
- Okoundji, Gabriel. « Une déshistoire singulière ». New African (mai-juin 2010).
- Okoundji, Gabriel. « Nos éparses, nos sulfureuses. Note de lecture ». Cultures Sud (avril 2010).
- Ranaivoson, Dominique. « "Résîliences", de Catherine Boudet ». Africultures (23 mars 2008).
- Ranaivoson, Dominique. « Note de lecture sur "Le barattage de la mer de lait" ». Africultures (16 février 2010).
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Liens sur Catherine Boudet |
sur Île en île:
- Quatre poèmes de Catherine Boudet, « Nous, îlochtones », « Exîle », « Florebo Quocumque Ferar » et « Marronnage blanc » (extraits de Nos éparses nos sulfureuses, 2010).
ailleurs sur le web:
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