Mon ombre...
Mon ombre
conviée à l'abattage des portes de l'aube
une femme s'est endormie
ce soir
contre ma solitude
la mer rêva son visage
hors tout propos d'écume
en souvenir des matins
lourds du vol des abeilles
et la première génuflexion du sable
les miroirs restituent au lampadaire
cette langue connue du poème seul
la voix du vent cheminant dans la sève
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Quand l'aube aura franchi...
Quand l'aube aura franchi
le rempart de tes yeux
qu'adviendra-t-il du chant
célébrant avènement de la pierre
un arbre s'est suicidé dans mon ombre
un arbre au profil de pluie
confiant à la mer ses voyages
sa légende de sève offensée
Demain en nous
survivra sa rumeur
telle empreinte de regard
sur l'émail du silence
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