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photo © Nelson Teikihokatoua
Janvier 2007, Centre aéré de Taiohae, Nuku-Hiva
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Née le 6 août 1965 à Papeete, Marie-Rose Teikiteetini est originaire de l'archipel des Marquises. Son père est issu des plus grandes familles de Nuku-Hiva tandis que sa mère vient de l'île de Ua-Huka. Elle a quatre enfants et exerce le métier de professeur des écoles à l'école maternelle publique de Taiohae.
Parallèlement à sa vie d'enseignante, Marie-Rose
Teikiteetini
donne des cours de danse à une vingtaine de femmes et enfants. Elle conseille également les jeunes danseurs du groupe Meheaki, élèves poursuivant une formation agricole au CED
(Centre d'Éducation au Développement) Saint-Joseph de Taiohae. Elle aime partager et transmettre ses connaissances des danses marquisiennes : « La danse des femmes est appelée te haka manu, ou la danse de l'oiseau. La danse des hommes est surnommée quant à elle te haka pahaka ». Régulièrement, elle est d'ailleurs sollicitée pour organiser des spectacles de danse avec son groupe dans les hôtels et restaurants de Nuku-Hiva, mais également sur les bateaux de croisière de passage à Taiohae ou dans les soirées privées ou publiques de la place.
Pour Marie-Rose
Teikiteetini, la danse est aussi un moyen de cultiver et d'entretenir sa langue maternelle, la langue marquisienne ou eo enana. C'est d'ailleurs un amour qu'elle partage dans ses cours de langue avec des métropolitains ou des étrangers. Elle
va même plus loin dans sa réflexion : « La danse est pour moi un langage. C'est expressif. La danse permet de s'exprimer avec les gestes, le regard et le son de la voix ! »
Si la danse est pour Marie-Rose
Teikiteetini
une passion, elle s'adonne dans ses temps de repos à l'écriture de légendes marquisiennes. C'est ainsi qu'à l'occasion du sixième salon international du livre insulaire en 2004, elle a travaillé activement avec des élèves de CM1 et CM2 de l'école primaire Saint-Joseph de Taiohae à l'écriture, mais aussi à la traduction et à l'illustration d'un livre intitulé Kuee Nui et Kuee Iti : deux anguilles légendaires.
– Nelson Teikihokatoua |